vendredi 6 novembre 2009
Ses petites merveilles...
C'est une de mes premières rencontres bloguesques.
La première fois où j'ai vu son travail, je me suis demandé si mes yeux ne me jouaient pas un mauvais tour. Et pourtant non, c'était bien la taille réelle de ses mains dans lesquelles je voyais des maisons, des pigeonniers, des arbres, des puits en pierre, des maisons troglodytes, des mouettes, ... plus vrais que nature.
Donc, de deux choses l'une : soit elle était Gulliver..., soit toutes ces choses étaient toutes petites !
Alors quand elle m'a dit qu'elle serait au Carrousel du Louvre en Novembre, ni une ni deux, j'ai coché la date sur mon calendrier pour aller vérifier ça sur place ! Et cette date c'était aujourd'hui !
Et à peine rentrée, je me jette donc sur mon clavier pour vous raconter : et bien oui, je confirme, c'est bien ça ! Kti n'est pas Gulliver, elle crée de superbes dioramas de propriétés reproduites au 1/100ème, et avec un tel souci de perfection et de justesse que c'en est stupéfiant !
Rien ne manque, aucun détail n'est épargné ! Si une poterie était de sortie le jour de sa visite, alors ladite poterie sera reproduite ! Il y a même des gens qui ce jour-là avaient sorti tout ce qu'ils comptaient de chaises et fauteuils de jardin, et bien croyez-moi ou pas, ils y sont tous ! Comme la petite cloche sur le mur de la grange, ou la girouette sur le toit de la longère.
Tout est si réel que l'on a envie d'y entrer dans ses petites propriétés. Je suis sûre qu'il y a bon feu qui brûle dans la cheminée, et que les propriétaire vous offrent le thé !
Et pour ne rien gâcher, Kti est charmante et dynamique et d'une grande patience pour vous expliquer avec passion comment elle fabrique la structure de ses arbres (fallait y penser...), qu'ensuite elle recouvre le tout d'une mixture dont elle a le secret (bon sang mais c'est bien sûr...), puis qu'elle peint l'ensemble afin que le résultat soit parfaitement conforme, au noeud près, attention, à l'arbre d'origine. Mais bien sûr... Comment n'y ai-je pas pensé avant franchement ? Autant de patience me subjugue, je crois qu'à la première étape j'aurais déjà de la colle plein les cheveux et j'aurais jeté le tout par la fenêtre...
Alors, je vous engage si vous n'êtes pas loin de Paris, à aller lui rendre visite au Carrousel du Louvre jusqu'à dimanche, salle Delorme, stand C44, et si vous ne le pouvez pas, allez voir son blog et son site, c'est fabuleux !
Regardez, n'avez-vous pas envie d'aller frapper à cette porte ?
Photo prise avec l'autorisation de Kti, représentant sa maison troglodyte.
PS : J'allais oublier : comme si ça ne suffisait pas, Kti est aussi une aquarelliste de talent, et maîtrise également le cartonnage...
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mercredi 4 novembre 2009
Bougez avec...
Ca pour bouger, ils bougent ! Un peu trop même quand je vois les photos de la soupière envoyée à ma cliente…
Pourtant, je n’avais pas lésiné sur le papier bulle, le papier journal, les flocons de polystyrène, un carton super épais grande taille, bref, je ne sais plus quoi faire, I’m a desperate workingwoman…
Régulièrement le phénomène se reproduit et indépendamment du coût que cela représente, c’est d’autant plus triste que souvent ce sont des objets difficilement remplaçables.
Mais bon, tout s’explique ! En fait, il faut savoir que les préposés manipulant nos colis ont suivi la même formation que ceux qui manipulent nos valises dans les aéroports. Si si, c’est le même centre de formation… donc les mêmes résultats !
Je me souviens être revenue de Tokyo il y a quelques années et avoir fait l’erreur de mettre un vanity de toilette, en dur je précise, dans la soute… A l’arrivée des bagages, tout le tapis embaumait Givenchy, et les autres bagages aussi… dommage pour les valises des Messieurs qui ont dû avoir du mal à s’expliquer en rentrant…
Donc, la formation en trois jours se déroule comme suit :
1er jour : Comment gerber savamment des cartons sur 3 mètres de haut pour gagner de la surface de stockage au sol (le m2 doit être cher dans leurs entrepôts…). Le vôtre est celui qui est tout en dessous ? Ah c'est fort dommage…
2ème jour : Comment maîtriser le lancer de colis entre le bureau de poste et le camion qui part au centre de tri, je les ai vus faire, un grand moment… Et là tout vous parait clair soudain…
3ème jour : Comment détruire à coup sûr lesdits colis en les faisant tomber d’un tapis roulant de 3 mètres de hauteur dans un grand panier en fer en fonction de leur destination, fragile ou pas, d’ailleurs il n’y a même plus de ruban marqué « Fragile » au guichet… « Ah non M’dame, ça n’existe plus depuis longtemps… »
Cette formation est couronnée par un diplôme d’immunité totale car bien sûr vous ne saurez jamais à quel moment votre précieuse soupière a rendu l’âme, et aucun des dossiers de réclamation que vous remplirez n’aura de suite, colis recommandé ou pas d’ailleurs, j’ai des preuves car j’en ai trois en cours depuis 2 ans…
Donc, à part utiliser des cartons de 1m3 pour envoyer une tasse, la mettre bien au milieu la tasse hein… ou demander à la NASA de vous fabriquer des caissons étanches en acier trempé, et bien je ne vois pas comment remédier au problème.
Mais l'acier ça va sacrément augmenter les frais de livraison en fonction du poids et c’est encore les mêmes qui en bénéficieront…
Bon allez, je vais me faire une petite pause thé tisane apaisante dans mon fauteuil préféré pour oublier tiens…
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dimanche 1 novembre 2009
Si j'aurais su, j'aurais pas venu !
Comme disait petit Gibus !
Cette brocante sur laquelle je comptais tant ce matin s'est avérée un total fiasco : 400 exposants annoncés, au final à peine 40 stands proposant moults bibelots Rococo époque Nouille, vêtements made in Chinasie, le tout détrempé par la pluie et allègrement piétiné par des promeneurs peu scrupuleux. Super...
Heureusement hier il y avait l'incontournable du bout de ma rue qui finalement n'est pas si mal que ça... Un cadre ancien à qui un relooking va faire le plus grand bien, une ancienne petite boite à patiner léger léger, et quelques coloquintes décoratives à souhait... Pas grand-chose mais ça me va...
La saison se termine donc, même s'il me reste quelques dates à ne pas manquer et deux manifestations mensuelles qui ne s'arrêtent jamais, de quoi assouvir ma passion durant les deux-trois mois qui viennent, mois difficiles pour le moral de nous toutes d'après ce que je lis un peu partout...
D'ailleurs si on pouvait enlever novembre et décembre du calendrier...
Pour finir et parce que je vois que vous faites toutes vos bocaux et conserves pour l'hiver, et comme moi je n'ai ni fruits ni légumes à engranger, j'ai choisi d'utiliser mes bocaux autrement...
Une autre façon de garder le soleil dans la cuisine !
Bon dimanche...
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vendredi 30 octobre 2009
9° C... fait froid...
J’aime pas les couettes !
Là vous vous dîtes : « hum, en même temps les couettes c’est plus trop de son âge… » !
Non, je n’aime pas les couettes dans les lits ! Je n’aime pas le système couette-housse de couette. Pourquoi ? Parce que.
Parce que, je trouve que c’est joli pendant quelques heures quand c’est frais repassé mais dès le lendemain ça ne ressemble plus à rien, on croirait qu’un troupeau de rhinocéros à traversé la chambre en coupant par le lit…
Parce que le repassage de cette immense housse de couette sur cette ridicule petite table à repasser reste un grand moment de solitude…
Parce que la gymnastique pour mettre la couette dans sa housse a le don de me détruire les bras, surtout quand on a un lit de 160 de large, et qu’on a l’impression de manipuler un spi de bateau, mais dans ce cas autant avoir le bateau c’est mieux pour les vacances…
Parce que pour moi couette avec plumes de toutes bestioles, oies ou canards, ou synthétique, je les ai toutes essayées, et c’est synonyme de trop chaud, trop lourd, douleurs dans les jambes, nuits blanches, on frôle même la phlébite !
Parce que je préfère mes bons vieux draps anciens monogrammés en lin naturel et les jolis dessus de lit en boutis que je change selon les saisons , mon humeur et ma déco du moment.
Oui, mais voilà…
Depuis l’avènement du couple infernal couette + sa housse, que je pense on doit largement au grand suédois que je ne remercie pas du tout sur ce coup-là…, adieu les couvertures ! Vous savez, les bonnes vieilles couvertures en laine, légères mais chaudes juste comme il faut, … Et bah y’en a plus nulle part ! J’ai arpenté tous les magasins de linge de maison de France et de Navarre, et à part une ou deux couvertures en polaire qui vous garantissent un max d’électricité statique et qui n’existent même pas à la bonne taille, rien ! Alors, moi, naïve je demande de l’aide :
- Excusez-moi Mme la vendeuse, vous ne vendez pas de couvertures en laine ?
- Vous voulez dire des couvertures… en laaaaiiiiine ?
- Oui, en laine, comme avant quoi…
- Bah naaan... mais maintenant on met des couettes hein !
- Et si on n'aime pas les couettes ?
- Bah, z’êtes obligée d’en mettre quand même ! Y’a rien d’autre ! »
- Ah d'accord, si je suis obligée alors… Merci de votre aide…
Dépitée je suis, mais je sors mon dernier joker… la VPC !
Oui, car quand on ne trouve pas quelque chose dans les magasins, toujours faire un petit tour sur un des nombreux catalogues virtuels qui ont toujours un métro de retard et proposent encore des choses qu’on ne voit plus depuis plus de vingt ans dans le commerce...
Et là sur celui dont la porte est toute blanche, sauvée, ils en ont… UNE ! Un modèle quoi !! Faut pas non plus se faire d’illusion, y’a pas un choix terrible, on n’est pas chez Nesp...o là ! Chez Georges, 50 sortes de café au choix, là un modèle ! What else ?
Donc, clic clic clic, et ça fera… Foulalah, coûte cher de refuser d’entrer dans le moule…
Mais heureusement l’avantage de la VPC, c’est que régulièrement tombe dans votre boîte aux lettres une « Super offre exceptionnelle à ne pas manquer Chère Madame Du Bruit dans l’Atelier ! Pour vous rien que pour vous voici un code à préciser lors de votre commande pour bénéficier d’une remise strictement personnelle, incessible, non cumulable, limitée dans le temps etc etc… de 50 % sur l’article de votre choix !».
Rhoo bah vous savez quoi ? Il tombe bien le code !
mercredi 28 octobre 2009
De mère en fille...
Fillotte Chérie, à l'approche de l'âge où l'oiseau commence à organiser sa sortie du nid..., no comment..., s'est aperçue qu'il serait quand même bien de maitriser deux ou trois bricoles en cuisine histoire de...
Donc, il y a quelque temps, équipée d'un beau cahier tout neuf intitulé "Les recettes de Maman", elle a recopié soigneusement toutes mes mixtures culinaires en évitant tout aussi soigneusement celles qu'elle n'aime pas hein... normal... Au passage, elle a gratifié mon propre cahier de petites annotations du style "pas bon", "ne pas refaire", etc... que je découvre au fur et à mesure que je le consulte.
A la rubrique "gâteaux", là pas de problème elle aime, pas d'annotations désagréables..., on trouve quelques recettes empruntées à Mamie, dont la recette d'un inimitable (le mot est choisi vous allez comprendre...), gâteau aux pommes, moelleux à l'intérieur et croustillant sur le dessus. Un délice, alors je vous la livre... comme elle m'a été livrée..., attention...
Après avoir sorti d'on ne sait où la recette en question écrite sur un papier grand comme un timbre poste, me voilà partie à écrire sous la dictée de Mamie la recette tant convoitée :
"Alors... il te faut... 10 c à soupe de sucre... ou 150 g comme tu veux...
5 paquets de sucre vanillé... mais moi je n'en mets que 3... et cinq oeufs... ou 4 ça suffirait aussi...
100 gr de farine... mais moi je mets 70 g de farine et 30 g de fécule...
1 sachet de levure... à peu près...
50 g de beurre fondu... ou un peu plus peut-être...
Le jus d'une orange... ou de deux... ou un verre de jus de fruits...
1 kg de pommes, enfin de quoi remplir un moule à manqué... enfin tu vois quoi...
Et après, cuisson à four très chaud à 210° pendant 10 mn et ensuite 45 minutes à 180°, mais ça dépend de ton four... Et après tu saupoudres de sucre..." Euh, quand exactement... ?
Voilà... Est-il utile de vous préciser que mon gâteau est bon, certes, mais qu'il n'a rien à voir avec le sien ?
Alors ma Chérie, si tu veux que ton gâteau ait le même goût que celui de ta Mamie, il va te falloir faire preuve de ruse face à cette rétention des justes proportions !
Mais de toute façon, tu auras beau faire, il n'aura jamais le même goût ce gâteau... comme toutes les recettes qu'on se transmet de mère en fille, et ça on ne saura jamais pourquoi...
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vendredi 23 octobre 2009
Back from Piriac !
J'aime bien, ça rime !
De retour donc, après trois petits jours de pause au bord de la mer. Le temps était assorti au sel : gris ! Et humide aussi, bon, c'est pas grave, le petit mignon a l'habitude maintenant, et puisque Monsieur ne veut pas mettre son imper, tant pis...
Trois jours donc, avec mes parents qui étaient déjà sur place depuis deux semaines. Le risque, dans ce genre de situation, c'est à table qu'il se situe si vous voyez ce que je veux dire... J'avais prévenu Mme Terraillon avant de partir... Ma maman a de grands talents de cuisinière et il est difficile de ne pas succomber à la tentation devant choucroute de la mer, paëlla, kouign amann, crabe avec mayo, gâteau aux pommes, bref que des choses légères et peu tentantes vous voyez... ! Là, lecteur, il faut une volonté d'acier sinon... c'est cuit !
Donc ce matin avant de causer avec Mme Terraillon, un gros doute s'installa... Suspense terrible...
Verdict : - 300 grammes ! Pfiouuuu... Ca doit être les balades pédestres le long de la côte qui ont compensé, yes !
Que ce soit bien clair entre vous et moi : ne croyez pas que je suis une obsédée de mon poids. Non non, mais comme je l'ai expliqué il y a quelque temps, arrêt du tabac = + 11 kgs... Je viens d'en perdre 10 en trois mois, alors pas le moment de lâcher l'affaire. Ceci explique cela...
Revenons maintenant à la saga Aïki d'avant de partir, et à vos nombreuses réactions qui m'ont bien fait rire !
Comme me l'a dit ma Douce Etoile, si j'avais cru cinq minutes que mon homme était un exemplaire unique sur le sujet du grand suédois, je me serais gravement trompée apparemment ! Mais qu'y a-t-il dans les gènes masculins pour expliquer un tel refus de coopérer ? Pourtant quand j'y vais, j'en vois des spécimens de la gente masculine ! Y'en a !
Alors c'est quoi le "truc" pour les traîner là, puisque même l'idée rusée du fauteuil spécial Thalassa n'a pas fonctionné ? A mon avis, c'est un chantage du genre, "si tu viens avec moi chez Aïki, je viens au match de foot dimanche". Mouais... donc aucune chance avec Mari Chéri puisque lui c'est plutôt pêche au bar...
Donc, devant son peu d'empressement à me faire part d'un créneau de disponibilité pour aller chercher ledit fauteuil malgré tous mes repérages, promesses, etc... il m'a fallu faire preuve d'ingéniosité...
J'ai donc sorti mon joker : un petit tour sur la brocante virtuelle et là, que vois-je ? Le fauteuil repéré, à un cinquième de son prix neuf, en très bon état et à aller chercher à 10 mn de la maison... Vous y croyez à ça ? Quand je vous dis qu'il n'y a de la chance que pour les rebelles ! Fin des enchères samedi soir, personne d'autre que moi sur l'affaire (faut dire... vu où est le bled...), enchère remportée, rendez-vous pris pour aller le chercher dimanche, chargement de la bête dans Gros Pat, sitôt arrivé sitôt installé, un boutis dessus pour le décor et parce qu'il est blanc..., et l'affaire est règlée !
Et voilà ! C'est pas bien joué ça ? Admirez le travail : la visite chez le grand suédois esquivée, une demi-heure aller-retour, prix de revient divisé par cinq, et qui c'est qui va regarder Thalassa super bien installé ce soir ?

Bon week-end et bonne chine s'il y en a toujours par chez vous. N'oubliez pas de reculer vos montres d'une heure dimanche matin, car sinon vous risquez de vous trouver bien seule sur la brocante à 5 heures du matin...
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mercredi 14 octobre 2009
Pas de ça chez nous !
Hier, petite virée chez le grand suédois... J'avais repéré il y a quelques temps un joli livre de déco avec plein de maisons suédoises décorées dans des styles très différents, et puis j'avais reporté l'achat à plus tard. Bien évidemment, hier plus un seul livre dispo et il n'y en aura plus dixit le Monsieur qui s'en occupe... Super, bien vu ma fille, bien fait pour toi...
Bon, tant pis, le but du jour était de refaire le plein de bougies, de plaid bas prix pour protéger les sièges de la voiture des excentricités du petit mignon au bord de la mer, et d'essayer un ou deux fauteuils pour Mari Chéri.
Oui, car voyez-vous entre Mari Chéri et le grand suédois ci-après dénommé Aïki (avec prononciation anglo-saxonne), ce n'est pas le grand amour. C'est même le rejet total. Normal me direz-vous pour un homme qui ne sait pas fabriquer un meuble autrement qu'en bois massif d'au moins 25 mm d'épaisseur, genre indestructible, que vous pouvez jeter du deuxième étage, arrivé en bas, même pas un petit jeu dans les queues d'aronde hein... Même les dix prochaines générations après nous n'arriveront pas à en venir à bout c'est certain.
Donc, n'ont le droit d'entrer à la maison provenant de ce magasin, que linge de maison, articles de vaisselle, bougies, éventuellement un fauteuil... mais rien qui ressemble de près ou de loin à un meuble exhalant des formaldéhydes....
Alors, il y a quelques temps, j'ai commencé les travaux d'approche en suggérant qu'il serait temps de changer le fauteuil du salon pour un plus confortable mieux approprié à la détente de l'homme devant son émission favorite, j'ai nommée Thalassa... (admirez la ruse...).
Jusque là, tout va bien, oui Chérie pas de problème, fais comme tu veux. Là où ça se corse c'est quand j'ai dit que pour ce faire, il eût été plus aisé qu'il vienne le choisir lui-même... Là, l'ambiance se gâte brusquement : le regard bleu vire au gris, le front se plisse, un petit rictus apparait au coin de la bouche... Un ange passe...
Mari Chéri est d'une immense patience, mais il déteste les magasins d'une façon générale (sauf les shipshandler ou les coopératives maritimes...), et il hait le labyrinthe infernal du grand suédois. Depuis toujours, la seule prononciation du mot Aîki provoque chez lui une éruption cutanée immédiate...
- Mon coeur, j'ai besoin que tu viennes primo pour l'essayer et deuzio parce que c'est lourd et je ne peux pas charger ça dans Gros Pat toute seule... (oui, Gros Pat est la nouvelle voiture. Jusque là on avait Pépette et Titine, maintenant il y a gros Pat en plus, cherchez pas...).
- Hum, et tu sais exactement où c'est dans le magasin ?
- Oui !
- Et on y va direct et tu coupes par les raccourcis ?
- Promis !
- Tu ne regardes rien d'autre ?
- Juré !
Voilà comment la dernière fois que j'ai dû l'y traîner, on a mis très exactement 7 minutes depuis l'entrée du magasin jusqu'au service client pour retirer la marchandise. Qui dit mieux ? Evidemment cela suppose un repérage préalable précis, une motivation sans faille, et de choisir un jour de semaine, à l'ouverture quand il n'y a personne... cqfd !
Alors hier, j'ai fait un pré-test de tous les fauteuils, repéré l'endroit précis et le raccourci le plus proche pour s'échapper au plus vite, et j'attends maintenant un créneau de 14 minutes et 26 secondes dans son emploi du temps, non compris le temps de trajet quand même...
J'en ai aussi profité pour dénicher ce joli tissu, parce que ce jour-là, vous l'aurez compris, pas question de baguenauder dans les rayons !
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lundi 12 octobre 2009
Créations enrouesques
Chacune de vous sait bien que malade ou pas, il faut faire quelque chose de ses dix doigts... Et pourquoi pas se mettre devant la télé pendant qu'on y est... ? Tant que la fièvre ne vous a pas clouée au lit, (comme ce pôvre Philippe...) grelottante et délirante, courbaturée incapable de faire le moindre effort, toux ou pas toux, nez qui coule ou pas, puisqu'il est conseillé de rester au chaud et que la machine à coudre ne sort pas non plus, autant passer un accord avec elle et mettre à profit cette mise à l'écart injuste !
D'ailleurs, il vaut mieux se tenir à carreaux sous peine de voir les samouraïs revenir alors qu'on s'en croyait débarrassée hein... Hum hum, peut être la faute à la brocante de dimanche matin (ou vide-placards encore une fois...), alors que j'avais oublié mon écharpe. Oui, oh je vous entends d'ici, bien fait, t'avais qu'à pas y aller, on a pas idée quand on est malade, pouvais pas rester dans ton lit, et patati et patata... Oui ! Mais... non ! Et si j'avais fait la trouvaille du siècle hein !
Bref, un kleenex coincé dans chaque narine, ça n'empêche pas de coudre alors j'ai fait quelques petites choses comme ce Sacatou et son Poatou assorti. Comme leur nom l'indique, on en fait ce qu'on veut, même un nid à oiseau si on veut !
A la boutique... sans l'oiseau !
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vendredi 9 octobre 2009
Ma bonne action
J'avais reçu il y a quelques temps une invitation à la vente privée d'une boutique de déco. Comme cela ne se fait pas de refuser une invitation, c'est très impoli, je me suis forcée à y aller...
C'était très dur... hum... mais j'ai fait ma bonne action pour les aider à liquider les pauvres... Et comme ils proposaient des articles à un tiers de leur prix d'origine, bon bah j'ai pris sur moi...
Un carré de table blanc pur en étamine de lin, deux housses de coussin à motif rouge, couleur assez rare chez moi ce doit être la fièvre, de jolies et longues bougies grises.
Donc si la fièvre ne me lâche pas, et que je ne peux pas aller chiner ce week-end (oh non pitié pas ça !!!), ce sera déjà un petit plaisir d'acquis.
Bon week-end !
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mercredi 7 octobre 2009
Microbe 0 - Moi 1
Après avoir vaincu à grand coups de Maxilase l'armée de samouraïs armés de sabres tranchants qui s'étaient installés au fond de ma gorge, et comme le soleil à l'air de vouloir être de la partie, une petite balade s'imposait histoire de remonter un peu le moral de la malade qui ne supporte pas de rester enfermée trop longtemps.
Et dans ce cas, mes pas me mènent inexorablement vers une grande surface de livres, loisirs créatifs, beaux-arts, ... que je ne nommerai pas, mais dont je ne peux ressortir sans avoir craqué pour un ou deux ouvrages, roman ou autre bouquin de couture, toile pour une future huile, ...
Donc, disais-je, dans un précédent post je vous avais montré des broderies réalisées, mais rangées soigneusement en attendant... En attendant quoi ? Je ne savais pas trop... Mais à la lecture de tous vos si gentils commentaires, je me suis dit que vous aviez grandement raison, et que quitte à avoir passé autant de temps à les réaliser, autant en faire quelque chose. Donc, hier, puisque condamnée que j'étais à ne pas sortir pendant que les samouraïs finissaient leur entraînement, j'ai donc fait un petit coussin avec l'une d'entre elles.
Est-ce cela qui, ce matin au magasin, m'a fait poser les yeux sur cet ouvrage ? Parce que je l'ai dit, je ne referai certainement plus de broderie. Mais, bien souvent, j'ai envie d'agrémenter un ouvrage de couture d'un joli monogramme au point de croix, sur une poche de tablier par exemple, et lorsque je n'en trouve pas à récupérer sur du linge ancien... bernique !
Ce livre a donc résolu mon problème en deux temps trois mouvements puisqu'il regroupe 29 alphabets anciens, comportant minuscules et majuscules, de tous styles et toutes tailles ! C'est pas beau ça ? En plus, regardez ils parlent de moi ! (par contre, je ne sais pas qui est cet Antonio sur la page d'en face, mais bon admettons...).
J'imagine que toutes les brodeuses aguerries connaissent ce petit livre, mais ocazou, sachez que pour la modique somme de 11 euros, prix de vente public, ce petit fascicule au format super pratique règlera tous vos problèmes "d'alphabétisation cruci-brodesque".
Allez, je vous en mets une photo au format XXL pour que vous puissiez lire les références et courir le commander...

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