samedi 10 septembre 2011

A l'aise Breizh

Nous sommes à Ker Pouic. Enfin.

Alors Ker Pouic, comment vous dire...

Ker Pouic c'est le seul endroit de la planète où on trouve les horaires des marées affichés dans les toilettes.

P1010817

Ker Pouic c'est le seul endroit où le tableau noir pour noter les courses est indisponible pour cause d'annotations bizarres concernant des poissons...

P1010816 

Au passage, notez que Mamie est une serial-killeuse d'éperlans.

C'est l'endroit où il suffit de sortir 20 secondes pour être coiffée comme Arthur et les Minimoys...

 P1010755

 

C'est le lieu où Mari Chéri menace tous les ans de ne pas rentrer. Cette année il a même pris le Mignon en otage... Si, si, regardez bien...

 

 P1010720

Jetée de la pointe de Merquel à Mesquer - Loire Atlantique

 

Et puis Ker Pouic c'est l'endroit où il faut vraiment que j'ai de l'affection pour vous, pour vous écrire un post avec une carte 3G qui a 2 de tension... !

*****

Pssst : je vous raconterai la fin de l'histoire du portail quand je rentrerai parce que bien sûr, ça ne s'est pas passé vraiment comme prévu... 

Edit de 22h45, Ker Pouic est un clin d'oeil à un sketch d'Anne Roumanoff qui y parle de la maison familiale bretonne de son mari. 

 

 

 

 

Posté par LoLatelier à 16:45 - Commentaires [33] - Rétroliens [0]


lundi 29 août 2011

Michu Magazine #2

La rumeur dit que Mme Michu est fâchée. Après moi.

Il paraitrait que je ne lui parle plus. Ce qui est entièrement faux puisque je ne lui ai jamais parlé. Et c’est bien ce qu’elle me reproche semble-t-il.

Mme Michu n’a toujours pas digéré de me voir discuter avec les Monvoisins qu'elle déteste au plus haut point. Afin de me signifier sa profonde désapprobation quant à mon attitude inconsidérée, elle tourne désormais la tête chaque fois qu’elle me voit afin que je prenne bien la mesure de tout son mépris.

Ravie de cette nouvelle attitude vous l’imaginez, je n’ai rien fait pour tenter le moindre rapprochement, c'est clair. Malgré tout et comme je suis très bien éduquée, j’ai continué à la saluer de loin chaque fois que le hasard nous faisait nous croiser. Et ce bien que je sois plus qu’énervée à son sujet, suite à une intrusion dans ma vie privée qui a bien failli me faire traverser la rue pour aller lui dire le fond de ma pensée de façon très peu courtoise, je le crains.

Car un jour que des visiteurs sonnaient chez moi et que je n’entendais pas, la tête dans mes travaux à l’étage, elle est sortie de chez elle et s’est chargée de les faire patienter en leur assurant qu’il n’y avait pas de raison que je n’ouvre pas puisque j’étais chez moi... C’était certain puisqu’elle ne m’avait pas vue sortir ma voiture... Elle les a donc encouragés à insister et sonner encore et encore, j’allais bien ouvrir à un moment ou un autre quand même ! 

Ayant finalement entendu la sonnette, quand j'ai ouvert elle avait disparu du paysage bien sûr, et quand mes visiteurs m’ont raconté cela car ils étaient quelque peu surpris par son attitude, la moutarde m’est montée au nez et il m’a fallu faire preuve d’un grand self-control pour ne pas aller lui faire brouter ses scaroles dans son potager.  

Car Mme Michu sait tout et se mêle de tout. Ce qu’on fait, ce qu’on projette, ce qui se passe dans le quartier, qui est en vacances,  qui on reçoit, les travaux en cours chez chacun dont elle va vérifier à la mairie qu’ils ont bien été déclarés dans les règles… bref Mme Michu régente son petit monde… sauf moi.

Je fais de la résistance et ça ne plait pas du tout. Je l’ai su par Voisine qui le sait de Voisin Gégé, à qui Michu est venue directement se plaindre de mon attitude. Enfin, elle a fait d'une pierre deux coups car elle était surtout venue le voir pour lui dire que nos voisins venaient de  recevoir chez eux des agences immobilières signe incontestable qu’ils allaient vendre leur maison, c’est sûr… Pour avoir de plus amples informations, elle n’a pas hésité à contacter elle-même une des agences chez qui elle a une indic’ et à diffuser ensuite les infos qu’elle a réussi à obtenir ce qui fait que tout le quartier est maintenant au courant dans les détails de leurs projets personnels. J’espère pour elle qu’ils ne vont pas l’apprendre car je ne donne pas cher de sa peau… Quoique si finalement, qu’ils l’apprennent…

 

comm_re2

Récemment, on l’a surprise deux fois devant notre portail à observer chez nous et comme ledit portail n’a vraiment pas de quoi rester en admiration devant, que mijote-t-elle... Mais je suis en vigilance orange car mercredi, justement, on le fait changer ce portail. L’entrée va donc être "libre" pendant quelques heures entre le démontage de l’ancien et la pose du nouveau. D’après les mises en garde que j'ai reçues de voisins bienveillants qui en ont pâti, Mme Michu est une spécialiste de l’entrée sans y être invitée chez les gens. Elle s'est d'ailleurs faite virer avec pertes et fracas à plusieurs reprises de chez nombreuses personnes. Il va donc me falloir être à l'affût pour contrer toute intrusion intempestive de la mégère… Tous mes voyants sont au rouge, j’ai annulé tout rendez-vous extérieur, prévu de garer ma voiture en travers du passage et fait un stock de tomates un peu avancées qui ne sont plus mangeables, au cas où… 

Et si elle savait Mme Michu, le nouveau portail, on l'a choisi encore plus haut que l’ancien, et complètement occultant, c’est ballot hein…

 

comm_re3

*****

Posté par LoLatelier à 17:03 - Commentaires [59] - Rétroliens [0]
vendredi 26 août 2011

Bilan maraîcher de l'année

Bon soyons honnêtes, tout n’a pas marché. On ne peut pas dire qu'on soit en autonomie complète niveau légumes et fruits, ce n'est pas demain qu'on se reconvertira en maraîchers.

Il y a des réussites mais aussi des échecs, et même des échecs renouvelés. Bis repetita avec les radis par exemple. On n’est pas très forts en radis il faut bien l’avouer. Deux tentatives, deux ratés. On m’avait vendu l’affaire en argumentant "radis de 18 jours", mon œil, nous en sommes à notre deuxième essai, et au bout de  47 jours toujours pas la queue d’un radis à l’horizon. C’t’arnarque quand même !

Idem avec les carottes. Enfin non, pas vraiment car j’ai grande honte mais je vous montre quand même notre production :

 BLOG_030

Misère. C'est une carotte qui croit être un radis, chuuuut...

La salade, un peu décevante aussi, pas vraiment croquante la bougresse, un peu molle du genou, je continue à l’acheter, pfff...

Par contre, la tomate on maîtrise ! Ah ah, la cœur de bœuf, la roma, fastoche. Il parait qu’elles sont bonnes en plus, parce qu’on est tellement contents d’en avoir qu’on les distribue… puisqu’on n’en mange pas ! Ou peu. C’est ballot hein. C’est le truc qu’on mange le moins qu’on réussit le mieux. Que ce soit bien clair, le pinçage de tomates n’a plus de secrets pour nous, on est des pros !

tomates_007

Mais la courgette oui ! On la réussit et on la mange ! Celle-ci pesait 600 grammes car Mari Chéri ne voulant se résoudre à la cueillir, elle a pris la grosse tête Georgette la courgette. J’ai beau dire à mon jardinier de Mari que c’est de la petite ronde de Nice et qu’il ne faut pas attendre qu’elles aient la taille d’un ballon de foot pour les apporter en cuisine, rien à faire. Ceci étant, même de cette taille là elles sont délicieuses, juste coupées en petits cubes et revenues à la poêle avec huile d’olive, ail et persil, un peu de sel et de poivre, je ne vous dis que ça !

Mais alors, THE déception, c’est la fraise. Heulà, haute trahison la fraise. Il parait que c’est normal et qu’on n’en a jamais la première année. Mais qu’est-ce que c’est que cette salade histoire ? Et pourquoi on ne nous vend pas des plants qui ont déjà deux ans alors ? Parce que moi j’avais cru que cette année, je n’aurais plus à en acheter des barquettes toutes riquiqui à des prix exorbitants. On m’aurait menti ? Rhaaa.

Heureusement, j’ai un producteur personnel de framboises, voisin Gégé, qui me les apporte par saladiers d’un kilo tous les jours en pleine saison ! Il ne sait plus quoi en faire tellement il en a, donc c’est lui qui les cueille le matin à la fraîche et moi qui en profite ! A peine cueillies elles sautent dans mon faitout et je fais ma Bree comme dirait ma fille, car malgré que je ne sois pas du tout desperate, j’en fais de la gelée pour les mois d’hiver, on ne sait jamais si la disette nous guette. Et puis il va y avoir la gelée de pommes bientôt, ça je maîtrise aussi.

Allez, je file aider l'homme à mettre en place une nouvelle plaque de cuisson puisque la mienne a lâchement rendu l'âme au beau milieu de la cuisson de mes côtelettes de porc ce midi, la traîtresse. C'est dingue comme ça vous bousille un budget brocante de vacances en deux temps trois mouvements ce genre de démission impromptue du matériel...

Ah oui, c'est vrai j'ai oublié de vous dire, je ne suis pas encore partie, moi...

*****

Posté par LoLatelier à 22:36 - Commentaires [43] - Rétroliens [0]
dimanche 21 août 2011

Heulà ! *

Une escapade de trois jours en Normandie pour voir un peu la famille, et hop nous voilà requinqués pour attendre les "vraies" vacances en septembre en Bretagne.

Comme d'habitude, il a fait très beau -je n'ai pas dis chaud mais beau, les mauvaises langues je vous entends- et on aurait pu se baigner... Enfin, quand on est un vrai normand, exemple :

Normands...

Normandie_08_2011_045

 

Pas normand...

Normandie_08_2011_058

 

Graine de normand...

Normandie_08_2011_062

Plage de Grandcamp le 16 aout 2011

Enfin requinquée, un grand mot car je suis "balade". Cette fichue climatisation de voiture a eu raison de moi une fois de plus, et c’est avec un kleenex dans chaque narine que je vous écris car je n’arrive pas à taper sur mon clavier d’une seule main. C’est moyennement chic, mais personne n'étant dans les parages pour l'instant je me dépêche !

Evidemment, avant de partir j’avais zieuté sur internet pour trouver une broc sur place. Mais heulà*, les prix… Un plat en Sarreguemines certes, mais en trois morceaux grossièrement recollés à…  50 euros. Bah tiens. Il semblerait que le niveau des prix soit inversement proportionnel à la température extérieure dans la région.

Je ne comptais donc pas chiner grand-chose, mais une surprise m’attendait au détour d’un stand.

Je cherchais depuis un bon moment une lampe à l’esprit un peu industriel mais chic pour mon bureau. Mais comme je trouve que les prix des lampes auxquelles Mr Jean-Louis Domecq a donné son nom atteignent actuellement des sommets pas toujours justifiés, je trouve, pour les modèles anciens, je me refuse pour l'instant à mettre une telle somme dans ce phénomène de mode, car même si leur look reste très sympa je l’admets, l’objet reste quand même superfétatoire. Comme dit mon homme "quand je pense qu’il y en avait des tonnes dans tous les bureaux d’étude tellement c’était banal"… Peut-être qu’un jour le modèle Shmöl du suédois vaudra une fortune, auquel cas j’aurais eu le nez fin dans les années 20.. et quelques…

Bref, j’étais à la recherche de quelque chose de plus modeste et c’est à Colleville sur Mer que je l’ai trouvée ! Qui l’eut cru ? Après une âpre négociation, elle a sauté dans mon cabas !

Ce fut ma seule chine Normande, mais suffisante à mon bonheur. Mari Chéri l’a électrifiée en rentrant bien sûr, et voilà !

 CHINE_009CHINE_010

 

Un petit séjour bien sympa donc, si ce n’est l’odeur de moules pas fraiches qui nous a accompagnés tout le trajet de retour car pendant que j'observais un cormoran séchant ses ailes au soleil à Port en Bessin...

Normandie_08_2011_067

... le Petit Mignon a eu la bonne idée de patauger dans le varech juste avant de monter en voiture, et de se rouler sur un poisson mort pour peaufiner l’odeur… Le chameau. Je l’aime.

Normandie_08_2011_076

Heureusement, on a pris le chemin des écoliers pour rentrer, peu pressés que nous étions, et en avons profité pour passer le pont de Normandie et visiter les boucles de la Seine, Villequier, St Wandrille et Jumièges. Ca avait l'avantage non négligeable d'aérer la voiture régulièrement en plus du plaisir de découvrir une région que j'ai trouvé tout simplement magnifique.

Sinon, depuis que je suis rentrée, j’ai chiné plein de chouettes petites choses que je vous montrerai… dès que je pourrai respirer normalement sans mouchoirs en papier coincés dans le nez, c’est plus pratique pour prendre des photos...

* heulà : expression typiquement normande signifiant à peu près "oh là là"

*****

Posté par LoLatelier à 15:35 - Commentaires [35] - Rétroliens [0]
mercredi 10 août 2011

Certificat d'immatriculation, suite... et fin !

Oui, on ne dit plus "carte grise" maintenant hein, que je ne vous y reprenne plus, on dit "certificat d'immatriculation" ça fait nettement plus sérieux.

Bref, quand ils vous refont ce fichu papier à la nouvelle adresse, ils en profitent pour vous passer à la nouvelle norme d'immatriculation et donc... il faut changer ses plaques ! Ahhh, business is business ! Ca fait 55 euros en moins pour la prochaine brocante, mais il parait qu'il est de bon ton d'avoir le même n° sur ses papiers que sur ses plaques dixit la maréchaussée.

Et aussi sur son papillon vert d'assurance (merci Belette de me l'avoir rappelé...), sinon il vous en coûtera 120 euros d'amende. Franchement, c'est pas fun de changer d'adresse ? Ca occupe bien en tous cas... Bref.

Jadis, quand on sortait de la préfecture on avait le précieux sésame en mains, donc je m’adressais à une petite échoppe sise devant la préfecture où un gentil monsieur faisait ça en deux temps mouvements. Là, la chose étant arrivée par le courrier et lasse des kilomètres, je choisis alors d’aller dans un centre d’entretien wature que je ne nommerai pas… pas trop loin de la maison histoire de gagner du temps. Notez bien : histoire de gagner du temps…

« Bonjour Monsieur, combien de temps faut-il compter pour changer mes plaques ?

« Oh en cinq minutes ce sera fait ! Le temps que vous passiez régler en caisse et que vous entriez votre véhicule dans l’atelier, elles seront prêtes, on vous les pose et c’est fini !

Très bien. Je file à la caisse où la jeune demoiselle en poste préfère apparemment profiter de ce job d'été pour passer ses coups de fils personnels plutôt que de s’occuper de la file de clients qui s’allonge. Déjà 10 minutes passées. Je paie enfin et file chercher ma voiture, je la rentre dans l’atelier et j’attends. Je vois passer plusieurs techniciens en salopette dont aucun ne semble concerné par mon cas. Dix autres minutes passent. Puis arrive une demoiselle en salopette armée d’une visseuse, ce qui me fait penser que enfin voilà LA personne qui va s’occuper de me faire passer dans la légalité et dans cinq minutes je suis repartie.

« Vous voulez conserver les anciennes plaques Madame ou je les détruis ? »

Non, je les garde, merci. (les usurpations de plaques étant de plus en plus fréquentes, je préfère m’occuper de la destruction moi-même…)

Plaque avant : dévissage de l’ancienne, revissage de la nouvelle. Complètement de traviole !

Plaque arrière : vissage à gauche très limite, pratiquement sur le « F », vissage à droite en plein milieu du n° de département. Tout faux. Elle ajoute par-dessus d’horribles cache-rivets en plastique blancs qui finissent de saper le décor, on ne lit même plus le département…

Ahem… « Mademoiselle, je crois qu’il va falloir recommencer là… ». Passe alors le monsieur qui m’avait annoncé cinq minutes de pose, je me fais un plaisir de l’attraper et lui faire constater le problème. Devient tout ennuyé le Monsieur… Bégaye un peu même…

« Pa-pa-pas de problème Madame, on vous les re-refait tout de suite… » Et là, il disparait avec la Mamoiselle qui ramasse un savon de chez savon au passage.

Cinq minutes passent et le revoilà, très gêné… « euh, je suis vraiment désolé, on n’a plus votre n° de département... Alors on va vous remettre les anciennes plaques, vous rembourser, et il faudra que vous alliez les faire poser ailleurs ».

???!!!  Je l’étrangle tout de suite ou bien… Heureusement que j'ai gardé mes anciennes plaques au passage.

Voilà comment perdre 45 minutes pour rien, faire deux transactions bancaires inutiles, pour finir par repartir avec mes vieilles plaques et aller finalement où ? Je vous le demande ? Ben à ma petite échoppe habituelle devant la préfecture où j’explique ma mésaventure au Monsieur qui rigole bien. Je lui glisse quand même que moi ça ne me fait rire que très moyennement qu’on transforme ma voiture en passoire par incompétence, et là je sens que je plombe mon capital sympathie d’un coup.

« Bah, pourquoi vous n’êtes pas venue directement chez moi ma p’tite dame ? Faut s’adresser aux professionnels… ».

Donc me revoilà partie vers la voiture avec un être qui tient une visseuse et deux plaques à la main pour la deuxième fois de l’après-midi.

Pose de la plaque arrière : réussie.

Pose de la plaque avant : le rivet dans le n° de département…

Silence pesant. Mes yeux devaient lancer des éclairs car le Mr me regarde alors et me dit "ouh là, je vois que ça ne vous plait pas là, hein, je recommence tout de suite ne vous inquiétez pas !"

Le deuxième essai est réussi, enfin.

Pourquoi un truc qui prend dix minutes à tout le monde devient soudain toute une aventure pour moi...

Mon petit bonheur dans tout ce bazar, c’est d’avoir choisi un n° de département qui va faire causer dans le quartier et qui devrait donner du grain à moudre à Mme Michu pendant un certain temps… On s'amuse comme on peut par les temps qui courent...

 

P1020183

 

*****

Posté par LoLatelier à 11:53 - Commentaires [31] - Rétroliens [0]


mercredi 3 août 2011

Ma corvée du mois, entre autre...

Forte de mes précédentes épopées en ce lieu et connaissant la difficulté de l’épreuve, j’avais tout prévu. Grand sac avec dedans, un bon livre de poche, des chaussures confortables, de quoi manger et boire, et même quelques cachets contre la migraine, bref, l’épreuve pouvait commencer.

Ma préparation psychologique était elle aussi à son comble : respirer à fond, ne pas s’énerver, vérifier que j’ai bien tous les documents, accepter la fatalité de ces quelques heures perdues avec philosophie, alors que je n’ai rien, mais alors rien d’autre à faire.

8 h 10, je prends ma place dans la file d’attente. Quelques personnes déjà devant moi, 50 minutes à attendre avant l’ouverture prévue à 9 heures pétantes, je sors donc mon polar du moment et me plonge dans la lecture. Plus les minutes passent, plus j’ai froid, je n’avais pas souvenir que 15° le matin, ça caille…

A l’heure dite la porte s’ouvre, et je suis emportée par le flot humain à l’intérieur… de la sous-préfecture !!! Eh oui...

Là, un type sort d’on ne sait où, passe sous le nez de la centaine de personnes à poireauter là depuis une heure, et obtiens le ticket n° 1. Murmures offusqués, des remarques fusent, mais le gars s’en tamponne comme de l’an quarante.

Car oui, mea culpa, je n’avais toujours pas changé l’adresse de ma carte grise, un an et demi après avoir déménagé. Je sais c’est mal. Mais, ce n’est pas de ma faute si depuis le passage au nouveau système d’immatriculation il faut en moyenne quatre heures pour changer une adresse sur un bout de papier. Enfin, c’est ce que je croyais naïve que je suis.

Car alors qu’on peut déclarer et (surtout hin hin...) payer ses impôts par internet, faire des transactions bancaires en ligne, causer en live video avec son neveu de l’autre côté de la planète, réserver ses billets pour descendre le Nil en felouque, tout ça sans bouger de chez soi, et bien Mesdames et Messieurs, il faut rester scotché 4 heures sur un siège de préfecture pour changer une adresse de carte grise ! Si ! Et quand vous saurez que le service n’est ouvert que trois heures par jour de 9 heures à midi, cherchez l’erreur…

Vous comprendrez pourquoi je ne m’y suis pas précipitée avant. Mais il arrive un moment où quand faut y aller, faut y aller ! Deux cartes grises à modifier, la mienne et celle de Fillotte Chérie qui vient d’emménager, on est en juillet, ça devrait être moins bondé, c’est parti.

Je me retrouve donc propulsée devant un hygiaphone où une dame super aimable me dit pour commencer que « les changements d’adresse, ça ne se fait que par courrier Madame !" "Mais c’est écrit où çà ?" "Là sur l’affiche devant vous !". Dois-je vous rappeler que pour voir ladite affiche il faut déjà être à l’intérieur de la préfecture, avoir fait la queue sur le trottoir pendant près d’une heure, avoir les doigts de pied congelés, etc… Rien de ce genre n’est précisé sur le site internet bien évidemment… Là, mise en application urgente de ma préparation psychologique :  je respire à fond, je ne m’énerve pas, je n’étrangle pas la dame, je ne crie pas, je ne pleure pas.

"Mais bon, puisque vous êtes là, on va vous le faire". Oh merci de votre bonté chère Madame, pour un peu je vous baiserais les pieds me dis-je... "Mais le justificatif de domicile là, pour votre fille, ça m’étonnerait qu’ILS l’acceptent !". Le "ILS" me met soudain une pression terrible. Mais elle me remet quand même le sésame qui va me permettre d’accéder au guichet de mes désirs, un ticket n°… 62 … !

Je m’assois et j’attends. Longtemps. D’autant plus que le « doubleur » de file se révèle un pro qui a sorti un dossier pour au moins dix véhicules à immatriculer et monopolise à lui seul 50 % de la ressource puisqu’il n’y a que deux guichets ouverts. Bien sûr.

Et soudain, alors que je commence à piquer du nez sur mon bouquin, alléluia, le 62 s’affiche sur l’écran, yes !

Premier dossier pour moi : "Ah non Madame, ce n’est pas possible, la carte grise est au nom de Mr et Mme, il me faut la pièce d’identité de Mr". "Mais c’est juste pour changer l’adresse…" "Oui mais il faut sa pièce d’identité…". J’ai soudain l’impression que quand je parle à mon aspirateur, j’obtiens plus de compréhension… Je range mon dossier.

Deuxième dossier pour Fillotte : "Ah non, il faut une facture pour justifier du domicile de la demoiselle, ça ce n’est pas une facture". "Le problème c’est qu’elle n’en a pas encore reçu car elle vient d’emménager et..." "Oui mais il faut une facture… " "Mais je viens de vous dire qu’elle n’a encore aucune facture pour l’instant ! " "Pas ma faute, il faut une facture…  Z’aurez qu’à envoyer vos demandes par courrier quand vous aurez tous les papiers, au revoir".  Je range mon deuxième dossier. Je sors. Je donne un coup de pied dans le premier lampadaire que je croise. Ca a fait sauter mon vernis mais ça défoule.

Décidément j'adore notre administration !

Heureusement, un paquet m'attend dans ma boite aux lettres qui me redonne du baume au coeur... 

sac_008

Finalement j'ai tout envoyé par la Poste et récupéré la fameuse carte "new generation". Il ne me restait plus qu'à refaire mes plaques, ce qui devait être beaucoup plus simple... J'ai bien dit devait...

*****

 

 

Posté par LoLatelier à 13:25 - Commentaires [28] - Rétroliens [0]
lundi 18 juillet 2011

J'y crois pas...

Comme nombre d'entre vous, j'aime que la déco extérieure de la maison soit jolie, avec des éléments anciens chinés à droite et à gauche, des contenants variés pour les plantes, du zinc, de la poterie, du fer forgé, etc... tout SAUF... du plastique !

La seule vue de notre vieux salon de jardin en plastique blanc acheté vite fait pour je ne sais plus quelle occasion et non encore remplacé faute d'avoir trouvé un modèle qui nous plaise et à un prix décent, me donne déjà suffisamment de boutons.

Oserais-je aborder le sujet du tuyau d'arrosage jaune qui traine toujours en travers de la terrasse et dans lequel je me prends les pieds régulièrement ? Non, on ne va pas en parler... Et des pistolets d'arrosage gris et orange ? Non plus... Quant à la jolie bâche pour protéger le stock de bois de cheminée, du grand art...

J'ai donc failli m'étouffer avec ma tartine ce matin en voyant ça...

zinc_004

C'est chic non ?! Des arrosoirs et des seaux en plastique vert ! L'apoplexie me guette... Je me sens mal...

A défaut d'être joli, cela rassure mon homme qui est traumatisé par la sécheresse de ce printemps. Alors depuis le récent revirement de situation qui nous vaut de la pluie en veux-tu en voilà depuis le début du mois, toute goutte qui tombe du ciel est de l'eau bénite destinée à finir dans un contenant quel qu'il soit tant qu'on n'a pas investi dans un récupérateur d'eau de pluie.

L'eau c'est la vie, donc pas question de laisser perdre cet or liquide et pour cela tous les moyens sont bons, y compris de squatter toutes mes gamelles en zinc. Soit dit en passant, chaque fois que j'en chine une nouvelle, il me demande si je n'en aurais pas déjà trop... C'te mauvaise foi quand même... Il n'y en a plus une de disponible ! Plus un arrosoir, rien ! Face à cette crainte de finir lyophilisés, on envisage même de sortir les saladiers et les grands bols à petit déj'... Et puis il y a encore tous mes pichets en Sarreguemines, suis-je bête, et éventuellement ma collection de soupières hein Chéri  !

Allez il peut recommencer à faire chaud, on a du stock pour arroser les radis...

Bref hier matin, malgré le temps trèèès mitigé... et le peu d'exposants, nous sommes quand même allés chiner. Quelques petites emplettes m'attendaient, comme un pichet blanc (rhaaa je sais, un de plus...), un saladier en Sarreguemines, deux gamelles en zinc (déjà empruntées par l'homme donc dans le binz photographié ci-dessus, si, si), un service de douze petites serviettes à thé à frous-frous.

post_001

post_004

Et à part ça ? Eh bien... ça baigne !!!

*****

 

Posté par LoLatelier à 16:29 - Commentaires [40] - Rétroliens [0]
dimanche 3 juillet 2011

Et hop, elle l'a fait !

Alors que je venais juste de trouver… un bac à linge king size... 

 post2_002

Enfin le panier à linge adapté à la production de linge à laver de ma Fillotte Chérie ! 60 cm de haut et 47 cm de diamètre, nickel ! En plus, elle lui a cousu une petite doublure dans un drap ancien en gardant les jours échelle, c'est-y pas joli ça ?

Et bien c'est le moment qu'elle a choisi pour sauter hors du nid ! Bon bah OK alors, mais je garde le panier à linge !

Mais le nouveau mini-nid de la demoiselle avait besoin d’un coup de frais. Et comme les chiens ne font pas des chats, elle avait programmé une semaine pour repeindre entièrement tout l’appartement... J’entends par là lessivage total, sous-couche et deux couches de peinture partout, murs et plafonds.

Alors pour changer des travaux chez moi, je suis allée en faire un peu chez ma fille pour que le timing qu’elle avait fixé soit respecté. On n'a pas chômé, surtout elle, mais pari tenu, elle a emménagé samedi, c’est tout beau et surtout tout propre car nous, pour mémoire, on a pour habitude de passer après des « marie-souillon » et là on n’a pas dérogé à la règle.

Mais il avait tellement d’autres atouts ce petit studio, comme ce superbe mur en briques style loft, ces nombreux placards pour ranger la foultitude de tenues vestimentaires et de chaussures qu’elle collectionne, la grande salle de bains avec baignoire (mais pas la place pour mettre mon super bac à linge ouf !) et ce joli patio en pavés anciens, dans lequel il y a déjà des roses trémières alors que moi je n’arrive même pas à en avoir chez moi ! Rhaaa… non Chérie, ce ne sont pas des mauvaises herbes, il faut les laisser, il y a des gens qui paient pour en avoir ! Dont ta mère !

Donc maintenant que la logistique est réglée (entre autre la livraison d’un lave-linge rutilant comme un camion volé au cas où elle aurait eu l'idée d'apporter son linge à sa petite maman, hin hin hin...), elle va s’attaquer à la déco et même si ses goûts sont différents des miens, et c’est tant mieux, ce sera joli comme tout j’en suis sûre.

Par exemple, elle n’aurait pas acheté ce que j’ai trouvé dimanche matin, un miroir perle gigantesque pour mon dessus de cheminée, une espèce d'oeil de boeuf vide, un meuble à tiroirs qui va avoir droit à mon traitement spécial "t'es moche mais je t'aime quand même" (encore un meuble à tiroirs oui je sais !),  bref que des « vieilleries qui ne font pas vieux » comme elle dit, mais qui ne lui correspondent pas. Quoique mon dernier petit meuble à tiroirs relooké, elle me l’aurait bien fauché en partant hein, heureusement que j’ai l’œil !

blog_003

blog_004

 

blog_006

 

post_003___Copie

Voilà ma belle, une page se tourne, mais le livre continue ! Et peut-être qu’après m’avoir vue chiner depuis toujours et avoir vécu dans mes vieilleries qui ne font pas vieux, la passion de la chine naîtra chez toi et qu’on pourra écumer les brocs ensemble !

Take care of you & enjoy your life my love !

*****

Posté par LoLatelier à 18:45 - Commentaires [36] - Rétroliens [0]
lundi 27 juin 2011

De la couleur mais pas n'importe laquelle !

-          Chéri, chéri, je viens de croiser Casimir de l’Ile aux Enfants dans le salon !!!

Air navré de l’homme…

-          Tu ne te serais pas plutôt vue dans le miroir du couloir… ?

-          … ???

C’est sûr que poncer des portes laquées orange, ça vous donne un look un peu Rykers Island, les menottes en moins…

Couverte de la tête aux pieds de cette satanée poudre de peinture, plein les yeux et le nez, un vrai délice. Quatre portes recto-verso, ça fait du boulot : décapage thermique pour commencer, puis ponçage, puis réparation, puis sous-couche, puis peinture de deux couleurs diférentes, ça m’a pris un peu de temps mais enfin, je n’ai plus de portes oranges. JE N’AI PLUS DE PORTES ORANGES !!!

blog24juin_009blog24juin_010

Pour mémoire avant...

P1020699

OK il reste les murs jaunes, mais ça ne va pas durer, leurs heures sont comptées mais aujourd'hui vu les températures, même pas possible de faire de l'enduit. Restent les portes rouges à l’étage, mais là pas de décapage ni ponçage à prévoir, juste un lessivage avant de peindre. Mais comme le fun ne s’arrête pas au rez-de-chaussée car Bricolo a sévit absolument partout, les murs sont jaunes là-haut aussi.

M’en fiche ça prendra le temps que ça prendra mais un jour il n’y aura plus ni jaune ni orange ici, foi de moi !

Mais en cette saison, la tentation est grande d’aller gratouiller dans la terre pour faire un peu de déco botanique.

Donc un dimanche on a joué à Silence ça pousse, rubrique Pas de panique :

-          Alors Stéphane, Pas de panique cette semaine c’est chez… ?

-          … c’est chez Laurence, Noëlle ! Vois-tu Noëlle, Laurence a un grand jardin mais il a été longtemps abandonné ce pauvre jardin, et il est un peu trop vert ! Que de la pelouse, des arbres et des arbustes. Donc, le mari de Laurence a dit « j’aimerais bien un massif de fleurs »… Qu’à cela ne tienne, on va mettre de la couleur !

-    J'entends bien ! Nous partons donc chez Laurence mon cher Stéphane, voir les modifications apportées !

 

Bon ok j’arrête, je vous rassure je n’ai pas eu le plaisir d’accueillir ni Stéphane ni Noëlle, malheureusement, car malgré deux demandes, Stéphane n’a pas du considérer que j’étais en péril botanique grave. Tant pis, on va se débrouiller tous seuls ! Nous voilà partis à la jardinerie. Et qui dit jardinerie pour nous, dit lieu de perdition, attention...

Et là, on s’est perdus de chez perdus. Razzia complète. A cause de l’homme. Si, si, c’est sa faute ! Il est intenable, il veut tout ! Mais on s’est freinés car on sait aussi que ça s’étale ces petites choses, une fois plantées, donc qui va piano va sano. Mais on n’a quand même pas mégoté : des agapanthes, des gauras roses et blancs, de la verveine de Buenos Aires, des géraniums vivaces, des géraniums odorants citronnelle, des cosmos, des digitales, des asters, des sedums, des rosiers buissons, des mufliers, le coffre est grand mais il était plein…

J’avoue quand même qu’il ne faut pas me chercher non plus, et que je n’ai pas beaucoup plus de volonté ! Dans les jardins, j’aime l’opulence. J’aime les jardins à l’anglaise avec mixed borders, plantes vivaces graciles qui s’auto-débrouillent, suis pas du tout une copine de M. Lenôtre et ses jardins à la française, même si je trouve ça très joli, mais chez Louis à Versailles, pas chez moi ! Les massifs tirés au cordeau, tous biens rangés, les arbres avec pas une feuille qui dépasse très peu pour moi. Il faut que tout ça reste naturel et facile d’entretien.  A part les buis pour lesquels je ne peux éviter la taille, le reste, ça vit ! Et puis le style de Louis ne s’accorde pas du tout avec toutes mes gamelles en zinc alors…

Donc, dimanche de Pentecôte, 10 h du matin, à peine la dernière tartine avalée, on commence par la transplantation du cerisier du Japon qui gêne...

 massif_001

Le petit rondouillard à droite, c'est Elwood, un petit cyprès arrivé récemment aussi. Il est supposé nous cacher un jour de l'horrible véranda en plastique du voisin.

Et à 15 heures, tadam !!!!

blog24juin_008

 

blog24juin_003

blog24juin_006

 

Et comme d'habitude, en déchargeant mes photos sur mon pc, qu'est-ce que je vois... ?

massif_005

Cherchez l'intrus... Je pense qu'il est en plein repérage pour du pissouillage sauvage dont il est grand adepte... Heureusement pour nous, dans l'ensemble il vise assez mal...

*

PS : j'ai adoré vos commentaires au sujet de mon dernier post et je ne manquerai pas de vous informer des dernières news de Michu Magazine... Pour le moment silence radio...

*****

Posté par LoLatelier à 17:01 - Commentaires [45] - Rétroliens [0]
mercredi 22 juin 2011

Et bla bla bla...

Commère : personne curieuse et bavarde qui colporte les nouvelles. (source Wikipedia).

comm_re_lunette

Crédit photo internet

J’habite Clochemerle. Enfin c’est tout comme.

Un village de 600 habitants dont apparemment une grande partie s’ennuie, tout du moins ceux de ma rue. Enfin je ne vois que cette explication pour justifier l’ambiance pourrie qui y règne.

Alors, par ordre d’apparition à l’écran on a, en face de notre portail, et la précision est importante, Mme Michu.

Mme Michu nous a immédiatement adorés ! Trop. Et surtout elle nous a harponnés dès notre arrivée dans le quartier pour nous mettre en garde contre nos voisins mitoyens, que nous appellerons ici M. et Mme Monvoisin. Chose que l’on a grandement apprécié vous imaginez bien, avec tous les problèmes qu’on a eus avec l’ancien proprio, notre vie manquait de piment !  On a aussi très vite su tout ce qui la concernait sans poser la moindre question, trop fort ! Le montant de sa prime de départ à la retraite, le poste haut placé qu’elle a occupé avec brio pendant tant d’années dans l’administration, le prix de sa maison, ses problèmes avec ses voisins jaloux de ladite maison, les études de son fils très doué, …et son taux d’albumine dans ses urines. Car Mme Michu parle beaucoup, s’écoute parler, et fait les questions et les réponses, ce qui  je vous l’accorde a un côté pratique car peu fatigant, mais quand même lassant au bout d’un temps.

Mme Michu fait aussi la police dans le quartier. A notre première visite à la mairie, nous avons été mis en garde par le personnel car Mme Michu vérifie les permis de construire ou les déclarations de travaux, dénonce les contrevenants, appelle pour un véhicule garé devant chez elle ou une échelle posée sur le trottoir sans autorisation préalable. Elle passe d’ailleurs une grande partie de son temps derrière son mur à écouter ce que disent ses voisins et à surveiller les agissements de chacun. Un amour de voisine quoi.

comm_re

Source internet

Très occupés pendant les premiers mois de notre arrivée ici, nous avons peu parlé avec les gens du quartier, préférant nous faire notre propre opinion, mais souvent Mme Michu apparaissait devant notre portail juste au moment où on tentait de sortir, pour nous parler qui de nos voisins, qui des abus de la mairie et des impôts, nous apporter des salades ou des courgettes lui donnant une excuse pour sonner, etc, etc, … Assez gênés, et surtout un peu agacés de ne pouvoir sortir de chez nous sans tomber nez à nez avec elle, nous avons tenté de mettre un peu de distance, en vain.

Sitôt qu’elle nous apercevait, elle poussait de grands cris en nous appelant par nos prénoms, afin que tout le quartier soit témoin de notre grande intimité… Nous avons eu régulièrement à écouter les nouvelles infos dont elle disposait sur le gens du quartier car il faut savoir que Mme Michu est high-tech. Entendez par là qu’elle est une adepte d’internet où elle passe de longues heures à décortiquer les réseaux sociaux style FesseBouc pour glaner ça et là des infos sur les gens du quartier. Ce qui instaure une ambiance délicieuse vous imaginez,  et nous avons appris depuis que ses anciens voisins du village d’à côté ont même sabré le champagne pour fêter son déménagement, c’est dire…

Un peu agacée un jour où elle me tenait la jambe depuis un petit moment, je me suis permis de lui dire que moi j’aimais tout le monde et personne dans le quartier, et que les racontars ne m’intéressaient guère. Là, j’ai vu que je perdais un peu de sa considération car selon elle il est impossible d'apprécier quiconque d'autre qu'elle… Je subodore qu’elle avait espéré en moi une alliée pour fomenter quelques ragots bien sentis. Raté.

Nous avons perdu définitivement toute sa considération le jour où, horreur malheur !, elle nous a vus Mari Chéri et moi, parler avec les Monvoisins... Enfin, c’est ce que nous en avons déduit car du jour au lendemain, plus de bonjour, plus un mot, plus de courgettes, elle se détournait à notre vue. Bref, enfin la paix ! Yes !

Mais voilà ! Après trois mois de bouderies et de gamineries, voilà qu’un soir de la semaine dernière, qui est venu sonner à notre porte pour nous apporter deux salades, à votre avis, mmm ? Mari Chéri, estomaqué par tant de culot, n’a même pas eu le réflexe de lui dire qu’on avait désormais un potager pour nous fournir. Mais suis-je bête, elle doit bien le savoir aussi puisqu’elle sait tout...

Alors depuis les paris sont ouverts pour savoir quel est le but de la tactique de reprise de contact. Car il y a forcément une raison à ce changement de cap. Le suspens est terrible…

J’adore ce quartier. Vraiment.

Rappelez-moi la prochaine fois d’acheter une maison sur trois hectares de terrain avec le premier voisin à deux kilomètres.

comm_rechat

Crédit photo internet

*****

 

Posté par LoLatelier à 17:46 - Commentaires [61] - Rétroliens [0]


  1  2  3  4  5  6  7